Logo du site La Chirurgie Gynécologique et Mammaire de Charente

 

 

 

 


ACCUEIL CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

HYSTEROSCOPIE:

 

 

 

 

Définition

Indications

Modalités

En pratique

Déroulement

Post-opératoire

Signes d'alerte
Avantages, inconvénients et risques

 

Anatomie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.

 

 

Mise à jour: 13 Avril, 2014

 

 

Les différentes interventions chirurgicales gynécologiques

HYSTEROSCOPIE

 

En pratique

Chirurgie dite en ambulatoire, entrée et sortie le jour même (vous devez être accompagnée et ne pas rester seule la nuit).
Etre à jeûn depuis la veille, minuit.
Votre dossier doit être complet.

Signes d'Alerte

Si fièvre > 38,5°C
Si saignements abondants persistants
Si douleurs ne cédant pas aux calmants
Si vomissements > Contacter votre chirurgien.

Ne pas oublier

Votre dossier d'hospitalisation
Vos papiers administratifs (carte vitale, mutuelle, identité)
Protections périodiques pour la sortie de la clinique.

 

FacebookTwitterGoogle+ Youtube

 

Définition

L’hystéroscopie est une intervention endoscopique, c’est à dire effectuée grâce à une caméra (hystéroscope), introduite par les voies naturelles (par le vagin), dans l’utérus.

 

Vue de l'hystéroscope

Elle permet de regarder la normalité de la cavité utérine, c’est l’hystéroscopie diagnostique. Elle peut être complétée par un curetage, c’est à dire un prélèvement de surface du tissu de la cavité, l’endomètre, Ce curetage est effectué grâce à une curette (une petite « cuillère »).

 

L’hystéroscope peut être équipé de petits instruments qui permettent aussi de travailler dans la cavité, sous contrôle de la vue, c’est l’hystéroscopie opératoire,

Elle permet d’enlever certaines anomalies comme des adhérences (synéchies), des polypes, des petits fibromes ou de « raboter » l’endomètre (endométrectomie).

 

Détails de l'hystéroscope

 

L'hystéroscopie opératoire

Retrouvez toutes nos vidéos

L'hystéroscopie opératoire: le matériel

La myomectomie par hystéroscopie

 

 

 

Haut de page
Indications

Les indications de l’hystéroscopie sont nombreuses :

Toutes les anomalies de la cavité utérine : synéchies (adhérences dans la cavité), polype, myome ou fibrome qui dépasse dans la cavité (sous-muqueux), hyperplasie (développement excessif du tissu de l’endomètre), ou malformation de l’utérus…

Vérifier la normalité de la cavité par exemple avant une prise en charge en procréation médicalement assistée ou fécondation in-vitro…

S’assurer de l’absence de maladie de l’utérus comme par exemple lors de saignements après la ménopause (diagnostic du cancer de l'endomètre).

Permet de guider certains gestes comme la pose d’implants tubaires de stérilisation, c’est la méthode ESSURE.

 

Polype utérin vu en hystéroscopie
Polype du col de l'utérus vu en hystéroscopie
Polype de l'endomètre
Polype du col de l'utérus
Cancer de l'endomètre vu en hystéroscopie
Vue d'un Implant ESSURE par hystéroscopie
Cancer de l'endomètre
Implant ESSURE en place

 

 

Haut de page
Modalités

L’hystéroscopie se fait donc par les voies naturelles.
La position est dite « gynécologique », c’est à dire allongée, les jambes remontées et écartées.
Le chirurgien est situé entre les jambes de la patiente, en position assise.
L’écran de télévision qui retranscrit les images de la caméra étant situé d’un côté de la patiente.

Position du chirurgien lors d'une hystéroscopie


Pour voir l’intérieur de la cavité il est nécessaire d’injecter du liquide soit physiologique si l’intervention consiste juste à regarder (hystéroscopie diagnostique), soit un liquide non conducteur s’il est nécessaire d’utiliser de l’énergie électrique, pour couper ou coaguler (hystéroscopie opératoire), c’est le glycocolle ou mannitol.

 

Haut de page
En pratique

Lors de l’organisation de votre intervention, une consultation d’anesthésie est programmée, elle est indispensable et aura lieu, au minimum, 48 heures avant.

Lors de cette consultation, le médecin anesthésiste fait le point avec vous sur les modalités d’anesthésie (anesthésie générale, ou locorégionale), vérifie la faisabilité, évalue les risques et vous prescrit un bilan sanguin pour vérifier sa normalité, si nécessaire.

 

Lors de votre consultation, un dossier administratif dit de « pré-admission » sera effectué pour éviter trop de formalités lors de votre hospitalisation. Pour cela, il vous sera demandé de fournir votre identité, votre carte vitale, votre carte mutuelle, et le dossier préparé lors de l’organisation de votre intervention par votre chirurgien et sa secrétaire.

 

Il n’est pas nécessaire d’effectuer un champ opératoire, c’est à dire une épilation du site chirurgical, dans la quasi totalité des cas.

 

L’intervention est le plus souvent faite en « ambulatoire », c’est à dire que vous rentrez le matin et ressortez le jour même de l’intervention.

Il est nécessaire de se faire emmener puis rechercher, et vous ne devez pas être seule la nuit qui suit l’intervention (il doit y avoir quelqu'un majeur prêt de vous).

Dans certain cas, si c’est conditions ne peuvent être remplies, vous pourrez être hospitalisé la nuit suivante, ou les nuits avant et après l’intervention.

 

Vous devez être impérativement à jeun depuis minuit la veille, c’est à dire sans manger, ni boire, ni fumer. Certains médicaments peuvent être pris selon les recommandations de l’anesthésiste uniquement.

Votre hospitalisation nécessite que vous apportiez vos affaires, et une protection périodique pour la sortie (pas de tampon).
Il est recommandé de ne pas apporter trop d’objets de valeur…

 

Haut de page
Déroulement

Avant de partir au bloc opératoire, votre dossier est recontrôlé par l’équipe soignante.

Souvent un médicament vous est donné (prescrit par le médecin anesthésiste) pour vous « relaxé », c’est la pré-médication.
Il vous est également souvent demandé de mettre au niveau vaginal, deux comprimés de CYTOTEC. C’est un médicament qui aide à dilater le col pour mieux permettre de passer la caméra. Rarement ce médicament donne des petites contractions de l’utérus.
Un brancardier vous emmène au bloc opératoire.

Avant de commencer l’intervention, une perfusion sera posée (petit tuyau dans une veine pour passer les médicaments nécessaires à votre anesthésie et à votre intervention).
Votre dossier est à nouveau vérifié et l’équipe chirurgicale vous posera à nouveau des questions sur votre identité, le type de chirurgie prévue, … c’est la « check-list » mise en place pour améliorer votre sécurité, c’est la même partout en France.
Vous serez installé dans la salle d’intervention, et commencera votre anesthésie.

Durée de l’intervention : environ 20 à 30 minutes

Après l’intervention : Le cathéter de la perfusion est laissé en place s’il y avait besoin de passer des médicaments directement dans la veine.
Juste après l’intervention, vous séjournerez en salle de réveil durant deux heures environ, puis un brancardier vous ramènera dans votre chambre.
Des antalgiques (calmants) sont prescrits si besoin.
La reprise de l’alimentation se fait rapidement avant votre sortie, c’est une collation pour ne pas repartir à jeûn.

Durée d’hospitalisation : souvent une demi-journée.

A votre sortie, vous passerez par le service administratif, qui clôturera votre dossier administratif et vous remettra différents documents, dont un bulletin d’hospitalisation important à conserver.

 

Haut de page
Post-opératoire

Suites normales :
Il existe souvent des petits saignements. Ils sont variables selon que l’hystéroscopie a été juste diagnostique (24 à 48h) ou qu’elle a été opératoire (10 à 15 jours).

Consignes :
A votre retour, il est conseillé de se reposer, manger normalement mais plutôt léger, et surtout ne pas prendre d’alcool ni de médicaments non prescrits ou ignorés par votre chirurgien ou anesthésiste (à cause de l’anesthésie que vous avez eu).
Vous ne devez pas rester seule.
Les rapports sexuels, les bains et la piscine, sont déconseillés durant 2 à 3 jours. La douche est bien sûr autorisée.

Arret de travail :
Il n’est pas toujours nécessaire.
Si cela devait être le cas, il vous est remis à la sortie ou avant par votre chirurgien.

Visite post-opératoire :
Elle est souvent effectuée avec votre gynécologue habituel, ou votre chirurgien dans certains cas, entre 8 jours et un mois.

 

Haut de page
Signes d'alerte

Tout évènement qui vous inquiète doit vous faire contacter votre médecin traitant ou votre chirurgien. De façon générale, une fièvre > 38°C5 à deux reprises, des douleurs importantes, des vomissements, ou des saignements abondants persistants, doivent vous faire consulter

 

Haut de page
Avantages, inconvénients et risques

Avantages
Ceux-ci sont variables selon le type d’intervention et leurs indications.
Permet le diagnostic précis des problèmes dans l’utérus.
Permet de traiter souvent des hémorragies pendant les règles.
Permet de débuter des traitements lors de prise en charge de la fertilité.

Inconvénients
Comme tout geste dans l’utérus ces interventions peuvent créer des adhérences (synéchies) dans la cavité utérine, rendant rarement difficile ou impossible des grossesses ou gênant l’évacuation des règles.

Risques
Rarement une perforation de l’utérus peut avoir lieu. Cela peut empêcher la réalisation de l’intervention prévue initialement. Cela n’a bien souvent aucune conséquence, mais il est possible que durant l’intervention, le chirurgien décide de vérifier les organes derrière l’utérus (intestin, vessie, vaisseaux sanguins) pour s’assurer d’aucune plaie, ce contrôle sera alors fait par coelioscopie. Il est bien évident que s’il existait une plaie, elle nécessiterait sa propre prise en charge…

Des risques exceptionnels liés à la réabsorption du liquide injecté dans l'utérus pour permettre de regarder, ont été décrits (œdème du poumon, réaction allergique, troubles cardiaques), pouvant très exceptionnellement entraîner un risque vital ou de séquelles graves. De façon générale, les suites sont habituellement simples et indolores. Une infection de l'utérus peut toute fois exister, c'est l'endométrite, elle nécessite alors un traitement antibiotique.
L'intervention nécessite également une anesthésie qui comporte ses propres risques, l'anesthésiste vous en parlera lors de la consultation pré-anesthésie.

Fiche du CNGOF

 

Envoyer cette page à un ami

Imprimer cette page

Auteur: Dr Gauthier D'HALLUIN
Mise en page: 9 juin, 2012
Mise à jour: 1 Novembre, 2012