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CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MYOMECTOMIE:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Définition

Indications

Modalités

En pratique

Déroulement

Post-opératoire

Signes d'alerte
Avantages, inconvénients et risques

 

Anatomie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour: 13 Avril, 2014

 

 

Les différentes interventions chirurgicales gynécologiques

MYOMECTOMIE (En dehors de l'hystéroscopie)

 

En pratique

Entrée souvent la veille
A jeûn à partir de minuit la veille
Consultation d'anesthésie faite

Signes d'Alerte

Si fièvre > 38,5°C
Si saignements
Si douleurs ne cédant pas aux calmants >Contacter votre chirurgien

Ne pas oublier

Vos tenues
Trousse de toilette
Protections périodiques pour la sortie

 

Définition

La myomectomie est une intervention chirurgicale qui consiste à effectuer l'ablation d'un ou de plusieurs fibromes (ou myomes) utérins tout en gardant l'utérus.
Cette intervention est trés différente selon le type de fibrome, sa localisation, sa taille.

On distingue le fibrome sous muqueux (fibrome situé dans la cavité utérine, au niveau de la muqueuse endométriale), le fibrome intra-mural (situé dans le muscle de l'utérus) et le fibrome sous-séreux (développé sur la partie externe de l'utérus, c'est à dire vers le ventre et non pas vers l'intérieur de l'utérus) pédiculé ou non.

 

Différents fibromes

 

 
Différents fibromes...  

 

 

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Indications

L'ablation d'un ou de plusieurs fibromes est indiquée lorsque l'utérus doit être conservé soit pour préserver la fonction de grossesse, soit lorsque la patiente refuse son abaltion (hystérectomie).

Les fibromes peuvents entrainer essentiellement, deux types de problèmes:
- des hémorragies au moment des règles (ménorragies): c'est le cas de tout fibrome qui se trouve dans la cavité utérine (sous-muqueux) soit totalement soit partiellement.
- des problèmes mécaniques: douleurs dues au volume du fibrome qui comprime les organes de voisinage (vessie, intestins, vaisseaux ou uretères), ou dues à des phénoménes vasculaires dans les fibromes (infarctus: c'est la nécrobiose),ou des problèmes de fertilité.

Lorsque le ou les fibromes entrainent des signes cliniques il est alors indiqué de les traiter. Par contre nombreux fibromes n'entrainent pas de problème, à ce moment, l'indication chirurgicale n'est bien sûr par forcément nécessaire.


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Modalités

L'ablation chirurgicale d'un ou de plusieurs fibromes s'effectue soit par ouverture du ventre (laparotomie), soit par coelioscopie, de façon exceptionnelle par voie vaginale. Le choix de la technique est posé par votre chirurgien lors de la consultation pré-opératoire, il dépend surtout du type de fibrome, de sa localisation et de sa taille.
Parfois l'intervention peut-être précédée d'un traitement médical sur 3 mois, soit pour essayer de diminuer sensiblement la taille du fibrome, soit pour corriger une anémie importante afin d'éviter une transfusion sanguine.
Le traitement du fibrome intra-cavitaire par hystéroscopie n'est pas traité dans cette page.

Pour la laparotomie, l'anesthésie est soit générale soit loco-régionale. L'incision est souvent transversale, mais peut-être verticale si le fibrome le nécessite. Reportez-vous à la page hystérectomie, modalités par laparotomie.

Pour la coelioscopie, l'anesthésie est générale. Reportez-vous à la page coelisocopie.

Pour ces deux voies d'abord, la position est allongée sur le dos, une sonde urinaire est mise en place.

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En pratique

Lors de l’organisation de votre intervention, une consultation d’anesthésie est programmée, elle est indispensable et aura lieu, au minimum, 48 heures avant.Lors de cette consultation, le médecin anesthésiste fait le point avec vous sur les modalités d’anesthésie (anesthésie générale, ou locorégionale), vérifie la faisabilité, évalue les risques et vous prescrit un bilan sanguin pour vérifier sa normalité.

Lors de votre consultation, un dossier administratif dit de « pré-admission » sera effectué pour éviter trop de formalités lors de votre hospitalisation. Pour cela, il vous sera demandé de fournir votre identité, votre carte vitale, votre carte mutuelle, et le dossier préparé lors de l’organisation de votre intervention par votre chirurgien et sa secrétaire.

Un champs opératoire sera nécessaire ( rasage ou épilation des poils). Il est souvent total, de la vule jusqu’au nombril. Vous pouvez le faire réaliser avant l’intervention, sinon il sera fait par l’équipe soignante lors de votre hospitalisation, par rasage.

L’entrée se fait généralement la veille, ou plus rarement le matin même de l’intervention.

Vous devez être impérativement à jeun depuis minuit la veille, c’est à dire sans manger, ni boire, ni fumer. Certains médicaments peuvent être pris selon les recommandations de l’anesthésiste uniquement.

Votre hospitalisation nécessite que vous apportiez vos affaires, comme une tenue de lit, une trousse de toilette, vos serviettes de bain, des protections périodiques pour la sortie, et tout ce que vous souhaitez.
Il est recommandé de ne pas apporter trop d’objets de valeur…

 

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Déroulement

Avant de partir au bloc opératoire, votre dossier est recontrôlé par l’équipe soignante.
Souvent un médicament vous est donné (prescrit par le médecin anesthésiste) pour vous « relaxé », c’est la pré-médication
Un brancardier vous emmène au bloc opératoire.

Avant de commencer l’intervention, une perfusion sera posée (petit tuyau dans une veine pour passer les médicaments nécessaires à votre anesthésie et à votre intervention.
Votre dossier est à nouveau vérifié et l’équipe chirurgicale vous posera à nouveau des questions sur votre identité, le type de chirurgie prévue, … c’est la « check-list » mise en place pour améliorer votre sécurité, c’est la même partout en France.
Vous serez installé dans la salle d’intervention, et commencera votre anesthésie.

Durée : Variable selon le type de myomectomie et sa voie d'abord, en moyenne une heure - une heure trente

Après l’intervention :
Une perfusion est laissée en place pour 24 à 48 heures.
Une sonde urinaire, pour permettre l’évacuation des urines est laissée en place pour 24 à 48 heures.
Selon le type de technique, un petit tuyau appelé drain, pour aussi être mis.
Juste après l’intervention, vous séjournérez en salle de réveil durant deux heures environ, puis un brancardier vous raménera dans votre chambre.
Des antalgiques (calmants) sont prescrits, au début par la perfusion et souvent avec une pompe automatique, puis par comprimés.
Des anticoagulants seront faits par injection pour éviter des caillots dans les veines (phlébites).
La reprise de l’alimentation se fait rapidement mais varie un peu selon la technique utilisée.

Durée d’hospitalisation :
Variable également selon le type de chirurgie et la voie d'abord, en moyenne une semaine.

A votre sortie, vous passerez par le service administratif, qui clotuera votre dossier administratif et vous remettra différents documents, dont un bulletin d’hospitalisation important à conserver.

 

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Post-opératoire

Suites normales :
Il existe des petits saignements fréquents et variables durant le premier mois.
Le transit peut quelques fois reprendre lentement.
Pour la coelioscopie: L’air insufflé dans le ventre peut être à l’origine de douleurs pouvant irradier à l’épaule, comme des bretelles trop serrées ou en ceinture, comme une ceinture trop serrée. Ces douleurs surviennent dès l'intervention ou dans les 24-48h, qui suivent. Les antalgiques sont eficaces sur celles-ci.
Des ordonnances vous sont remises comportant des antalgiques et des anticoagulants qu’un(e) infirmier(e) vous fera à la maison par injection sous la peau, pour un durée variable selon les risques (en moyenne une semaine).
Pour les interventions avec des cicatrices sur la peau (laparotomie et coelioscopie) des soins pourront être à faire.

Consignes :
Le repos est indispensable après l’intervention. Total la première semaine, il sera progressivement adapté à votre condition.
Ne pas porter de charges lourdes le premier mois.
Les rapports sexuels, les bains, la piscine et le sport sont interdits jusqu’à l’autorisation de votre chirurgien. La douche est bien sûr autorisée.

Arrêt de travail :
Celui-ci est fait à votre sortie. C’est une prolongation car votre hospitalisation fait partie de votre arrêt, il est donc nécessaire de fournir avec, un « bulletin de situation » remis à votre sortie.
La durée moyenne est de 3 semaines à un mois.

La visite post-opératoire, obligatoire pour s’assurer de la normalité des suites, est effectuée en générale un mois après. C’est généralement votre chirurgien qui vous revoit.

 

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Signes d'alerte

Tout évènement qui vous inquiète doit vous faire contacter votre médecin traitant ou votre chirurgien.
De façon classique, une fièvre > 38°C5 à deux reprises, des saignements anormaux, ou des douleurs importantes, des vomissements, des problèmes sur les cicatrices des incisions doivent vous faire contacter un médecin.

 

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Avantages, inconvénients et risques

Avantages :
Ceux-ci sont variables selon l’indication.
Préservation de l'utérus si désir de grossesse.
Disparition totale des hémorragies pendant les règles.
Disparition partielle ou totale des douleurs pendant les règles et / ou les rapports sexuels.
Disparition des douleurs lors de la compression des organes et tissus de voisinage.
Amélioration de la fertilité dans certaines situations.

Inconvénients :
En cas de myomectomie et de désir de grossesse, l'ouverture totale de l'utérus nécessite un délai compris entre 6 à 18 mois avant de tenter une grossesse afin d'attendre une bonne cicatrisation du muscle utérin.
Pour certains fibromes, l'ouverture du ventre (laparotomie) est nécessaire alors qu'une hystérectomie aurait pu être effectuée par voie vaginale +/- coeliopréparée.

Risques:
La technique initialement choisi peut être modifiée selon les difficultés rencontrées lors de l’intervention et il est parfois nécessaire d’effectuer une « laparo-conversion », c’est à dire devoir ouvrir le ventre.
L'hémorragie secondaire est possible et semble plus fréquente que pour une hystérectomie. Elle peut justifier une reprise chirurgicale et une transfusion.
Les risques de phlébite ou d'embolie pulmonaire existent, leur prévention repose sur le lever precoce, les anticoagulants et la contention veineuse.
La myomectomie peut être responsable d'adhérences avec les intestins, et entrainer une occlusion digestive, justifiant un traitement médical (sonde dans l'estomac) voire une réintervention.
Les risques les plus fréquents sont l’infection urinaire et un hématome de la cicatrice abdominale qui peut se transformer en abcès.
L’intervention s’effectue dans le ventre, tous les organes de voisinage peuvent être touchés. Il peut exister des plaies de la vessie, des uretères, des intestins ou des vaisseaux sanguins qui peuvent nécessiter une transfusion. Ces complications peuvent survenir pendant l'intervention et justifier de modifier la chirurgie initialement prévue, ou à distance de celle-ci.
De plus, pour effectuer cette intervention, il est nécessaire d’avoir une anesthésie, celle-ci comporte également des risques propres, l’anesthésiste vous en évoquera les principaux.

Fiche d'information du CNGOF

 

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Auteur: Dr Gauthier D'HALLUIN
Date de rédaction: 20 Octobre
Date de mise à jour: 20 Octobre, 2012