Logo du siteLa Chirurgie Gynécologique et Mammaire de Charente

 

 

 

 

ANESTHESIE

 

 

 

Anesthésie générale

Anesthésie locorégionale

Anesthésie locale

Analgésie locorégionale

Anesthésie ambulatoire

Hypnose

C
onsultation DOULEUR

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Vérifiez ici.

 

Mise à jour: 15 Août, 2015

 

 

 

L'anesthésie loco-régionale: la rachianesthésie

 

Définition:

La rachianesthésie est une technique d’anesthésie loco-régionale très fréquemment utilisée en chirurgie.
Il s’agit d’une technique d’anesthésie « cousine » de la péridurale, mais de réalisation plus simple (on ne laisse pas de cathéter).
A la différence de la péridurale, la rachianesthésie consiste donc à injecter un anesthésique (anesthésique local) directement dans le liquide céphalorachidien, à travers l’espace intervertébral de deux vertèbres lombaires.
Ainsi le produit anesthésique local va agir au contact direct des racines nerveuses médullaires.

 

Indications:

Ce type de technique procure une anesthésie, extrêmement efficace et fiable, de la partie basse du tronc et des membres inférieurs, c’est pourquoi elle est indiquée pour des interventions telles que l’hystérectomie, ou une césarienne.

 

Modalités:

La rachianesthésie peut se réaliser soit en position assise, soit en étant couché sur le côté.
Après avoir désinfecté votre dos, une anesthésie locale de la peau est réalisé par l’anesthésiste avant de réaliser le geste. On utilise une aiguille extrêmement fine, dont la pointe n’est pas traumatique pour les tissus.
L’injection s’effectue entre deux vertèbres lombaires, tout en bas de la colonne vertébrale, en dessous de la terminaison de la moëlle épinière.
Cette injection n’est pas plus désagréable qu’une prise de sang ou qu’un vaccin.

 

En pratique:

Avant de réaliser une rachianesthésie, l’anesthésiste s’assure lors de la consultation préanesthésique de l’absence de contre-indication à sa réalisation (absence de trouble de la coagulation, pathologie médullaire, infection sévère …).
Un antécédent de hernie discale ou de lombalgie ne représente absolument pas une contre-indacation à ce type d’anesthésie.
Il n’est pas obligatoirement nécessaire de réaliser une prise de sang avant de réaliser une rachianesthésie.

 

Déroulement:

Etre opéré sous rachianesthésie ne veut pas dire que le patient doit rester « sur le qui vive » durant toute son intervention. On peut bien évidemment proposer une sédation en complément de la rachianesthésie lorsque le ou la patiente désire somnoler ou dormir légèrement durant l’intervention pour son confort ou du fait d’une certaine anxiété. Ainsi, on combine très fréquemment une sédation à une anesthésie locorégionale pour améliorer le confort durant l’intervention. De même, pour éviter une exposition au froid dans la salle d’opération, on utilise un système de couverture chauffante à air pulsé, pour prévenir toute hypothermie et améliorer le confort des patients.

 

Avantages, inconvénients et risques:

Les risques graves de la rachianesthésie demeurent exceptionnels.
Il peut s’agir de complications neurologiques (déficit postopératoire), ou de complications infectieuses (méningites, abcès médullaires).
Il faut bien comprendre que le respect des contre-indications et une technique rigoureuse rendent ces accidents plus que rarissimes.
Plus fréquemment, la rachianesthésie peut entrainer une baisse de la tension artérielle, ou un ralentissement de la fréquence cardiaque. Mais ces phénomènes, s’ils se produisent, sont très courts et aisément contrôlés par l’anesthésiste. Certaines personnes peuvent ressentir des maux de tête (moins de 1%) après une rachianesthésie, du fait d’une légère fuite du liquide céphalorachidien suivant l’injection. Ce syndrome dit de « brêche de la dure-mère » guérit totalement.

Enfin, la rachianesthésie, ainsi que la péridurale sont « accusées » de causer des douleurs lombaires, mais il faut savoir que de nombreuses études, sur des groupes très importants de patients (notamment en obstétrique) n’ont pas permis de prouver ce fait. Il s’agit donc là plus d’un « on-dit » que d’une preuve médicale avérée.

Les avantages de la rachianesthésie sont par contre intéressants :

- Réduction de la douleur postopératoire :

lorsqu’on désire offrir une analgésie postopératoire de longue durée, on peut ajouter une micro-dose de morphine lors de l’injection du produit anesthésique, ce qui orffre une analgésie de l’ordre de 12 à 24 heures en postopératoire

- Réduction des conséquences postopératoires de l’anesthésie générale :

nettement moins de nausées et vomissements postopératoires, moins de somnolence, moins de difficultés au réveil

- Réduction des problèmes liés à l’intubation trachéale :

 Moins de  maux de gorges, de bris dentaires, et élimination du risque d’intubation difficile chez certaines personnes

- Reprise plus précoce de la boisson et de l’alimentation en postopératoire, du fait de l’absence d’anesthésie générale.

- Possibilité de participer à son opération, notamment par la communication avec le chirurgien qui peut vous expliquer certains points lors de l’intervention.

- Certains travaux montrent même dans certaines populations de patients fragiles, une réduction de la mortalité et des complications sévères postopératoires avec la rachianesthésie, comparativement à l’anesthésie générale.

- Enfin, chez les personnes âgées (au-delà de 70 ans), il semblerait que l’anesthésie loco-régionale permette de réduire la fréquence de la survenue de troubles des fonctions supérieures postopératoires (confusion, désorientation, et perte des fonctions supérieures).

 

Envoyer cette page à un ami

Imprimer cette page

Auteur: Dr Xavier PAQUERON
Date de mise en page: 24 Juin, 20112
Date de mise à jour: 15 Août, 2015