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CHIRURGIE GYNECOLOGIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CURE D'INCONTINENCE URINAIRE:

 

 

 

 

 

Définition

Indications

Modalités

En pratique

Déroulement

Post-opératoire

Signes d'alerte
Avantages, inconvénients et risques

 

Anatomie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mise à jour: 13 Avril, 2014

 

 

Les différentes interventions chirurgicales gynécologiques

CURE D'INCONTINENCE URINAIRE

 

En pratique

Hospitalisation en ambulatoire ou "classique"
Bien être à jeûn depuis la veille minuit
Consultation d'anesthésie faite

Signes d'Alerte

Si fièvre > 38,5°C
Si saignements
Si douleurs ne cédant pas aux calmants > Contacter votre chirurgien

Ne pas oublier

Vos tenues
Trousse de toilette
Protections périodiques pour la sortie.

 

Définition

La cure chirurgicale de l'incontinence urinaire a pour objectif d'améliorer votre vie quotidienne en diminuant ou stoppant les fuites d'urines à l'effort.

Les fuites urinaires à l'effort sont la conséquence de l'altération des structures du sphincter de la vessie (robinet que vous ouvrez ou fermez à la demande).
L'intervention de type TVT ou TOT consiste à positionner, sous l'urètre, une petite bandelette synthétique qui permet de pallier aux structures de soutien défaillantes.
Le fonctionnement de la bandelette peut être schématisé ainsi: imaginez un tuyau d'arrosage souple posé sur du sable meuble et un robinet ouvert, en appuyant avec le pieds sur ce tuyau, celui-ci s'enfonce et l'eau coule toujours. Insérer une petite planche sous ce tuyau, et renouveler la pression du pieds, le tuyau s'ecrase sur la planche qui exerce une contre-pression et l'eau s'arrete de couler... Cet exemple est schématique mais permet d'expliquer le fonctionnement de la bandelette, ainsi la cause des fuites urinaires (effort, toux, éternuement, ou rire...) devient la même cause de votre continence en "écrasant" l'urétre sur la bandelette...

Les techniques du TVT (tension-free vaginal tape) et TOT (trans-obturator tape) ont un abord légèrement différent.
Dans le TVT, la bandelette "cravatte" l'urétre, elle est exteriorisée par deux petites incisions sus-pubiennes.
Dans le TOT, la bandelette fait plutôt "un hamac" sous l'urétre, elle est exteriorisée latéralement, entre la vulve et la racine de la cuisse, par deux petites incisions.

 

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Indications

L'indication de cette chirurgie concernent l'incontinence urinaire d'effort, c'est à dire une incontinence survenant aprés un effort sans ressentir un besoin "urgent" avant.

Quand il existe une descente d'organe associée, les traitements chirurgicaux peuvent être différés ou faits en même temps selon le cas, votre chirurgien vous en parlera lors de la consultation.


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Modalités

L'intervention se fait sous anesthésie générale ou loco-régionale, rarement sous anesthésie locale.

L'installation est effectuée en position gynécologique.

Insatllation en position gynécologique

Une sonde urinaire est posée au début de l'intervention.

Une courte incision sera réalisée au niveau de la paroi antérieure du vagin sous l'urètre.
Dans la technique du TVT, deux petites incisions sus-pubiennes seront réalisées.
Dans la technique du TOT, les incisions sont latérales dans le pli situé entre la cuisse et la vulve.
La bandelette est passée au moyen d'une aiguille de chaque côté entre le vagin et l'incision soit sus-pubienne, soit située au niveau du pli entre la cuisse et la vulve. La bandelette est posée sans tension sous le canal de l'urètre et les incisions sont fermées par une suture simple.
Dans la technique du TVT, une cystoscopie (introduction d'un tube avec optique au niveau de la vessie) est effectuée pour vérifier la vessie.


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En pratique

Lors de l’organisation de votre intervention, une consultation d’anesthésie est programmée, elle est indispensable et aura lieu, au minimum, 48 heures avant.

Lors de cette consultation, le médecin anesthésiste fait le point avec vous sur les modalités d’anesthésie (anesthésie générale, ou locorégionale), vérifie la faisabilité, évalue les risques et vous prescrit un bilan sanguin pour vérifier sa normalité.

Lors de votre consultation, un dossier administratif dit de « pré-admission » sera effectué pour éviter trop de formalités lors de votre hospitalisation. Pour cela, il vous sera demandé de fournir votre identité, votre carte vitale, votre carte mutuelle, et le dossier préparé lors de l’organisation de votre intervention par votre chirurgien et sa secrétaire.

           

L’entrée se fait généralement le matin même de l’intervention ou la veille, selon le type de chirurgie.
L'intervention peut-être effectuée en hospitalisation classique ou en hospitalisation ambulatoire.

Vous devez être impérativement à jeun depuis minuit la veille, c’est à dire sans manger, ni boire, ni fumer. Certains médicaments peuvent être pris selon les recommandations de l’anesthésiste uniquement.

Il est nécessaire d’effectuer un champ opératoire, c’est à dire une épilation du site chirurgical, du pubis (os du bassin, au dessus de la vessie) et de la vulve.

Votre hospitalisation nécessite que vous apportiez vos affaires, comme une tenue de lit, une trousse de toilette, vos serviettes de bain, et tout ce que vous souhaitez.

Il est recommandé de ne pas apporter trop d'objet de valeur...

 

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Déroulement

Avant de partir au bloc opératoire, votre dossier est recontrôlé par l’équipe soignante.

Souvent un médicament vous est donné (prescrit par le médecin anesthésiste) pour vous « relaxé », c’est la pré-médication.

Un brancardier vous emmène au bloc opératoire.

Avant de commencer l’intervention, une perfusion sera posée (petit tuyau dans une veine pour passer les médicaments nécessaires à votre anesthésie et à votre intervention.

Votre dossier est à nouveau vérifié et l’équipe chirurgicale vous posera à nouveau des questions sur votre identité, le type de chirurgie prévue, … c’est la « check-list » mise en place pour améliorer votre sécurité, c’est la même partout en France.

Vous serez installé dans la salle d’intervention, et commencera votre anesthésie.

 Durée de l’intervention : environ: de 15 min à 30 min.

Après l’intervention : Une perfusion est laissée en place.

Une sonde urinaire, pour permettre l’évacuation des urines est souvent laissée en place pour quelques heures ou jusqu'au lendemain matin.

Juste après l’intervention, vous séjournerez en salle de réveil (SSPI: Service de Soins Post-Intervention) durant deux heures environ, puis un brancardier vous ramènera dans votre chambre.

Des antalgiques (calmants) sont prescrits, au début par la perfusion, puis par comprimés.

Des anticoagulants seront rarement faits par injection pour éviter des caillots dans les veines (phlébites).

La reprise de l’alimentation se fait dès le jour même.

Durée d’hospitalisation

Soit pour la journée, lorsque votre intervention est programmée en ambulatoire.
Sinon jusqu'au lendemain matin.

A votre sortie, vous passerez par le service administratif, qui clôturera votre dossier administratif et vous remettra différents documents, dont un bulletin d’hospitalisation important à conserver.

 

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Post-opératoire

Suites normales:

Après l'ablation de la sonde urinaire, une estimation de votre miction et du résidu urinaire dans la vessie sera effectuée pour s'assurer que vous videz bien votre vessie.

Il peut exister quelques sensations de brulures après l'abaltion de la sonde.

Il peut exister quelques douleurs mais elle sont sont calmées par du paracétamol ou des anti-inflammatoires
Pour le TOT, il existe fréquement des senstions à type de courbatures dans la face interne des cuisses.

Les cicatrices sont fermées avec du fils résorbables. Les points disparaissent en environ 8-15 jours.
Il est fréquent de constater un jet urinaire plus faible, et dans certains cas, vous pouvez avoir l'impression de vider votre vessie en deux temps. Lors de la miction aux toilettes, il est possible qu'un peu d'urine recoule après s'être relevé. Cette situation disparait rapidement.

Il est aussi fréquent d'avoir quelques pertes et saignements dans les semaines qui suivent l'intervention, délai nécessaire à la cicatrisation complète des incisions.

Consignes : Il est impératif de se reposer dans les 8 jours qui suivent l'intervention. Le port de charges lourdes, les efforts importants et les rapports sexuels sont à éviter dans le premier mois.

Arrêt de travail : celui ci vous sera fourni par votre chirurgien à votre sortie. Il peut être variable selon votre activité professionnelle, en moyenne, il est de quinze jours.

 

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Signes d'alerte

Tout évènement qui vous inquiète doit vous faire contacter votre médecin traitant ou votre chirurgien.
De façon classique, une fièvre > 38°C5 à deux reprises, des saignements anormaux, ou des douleurs importantes, des vomissements, des problèmes sur les cicatrices des incisions doivent vous faire contacter un médecin.

Des brûlures urinaires persistantes avec éventuellement de la fièvre, doit faire penser à une infection urinaire, elle doit être dépistée puis traitée.
Dans de rares cas, il est possible que votre vessie n'arrive plus à se vider, il est alors nécessaire de recontacter votre chirurgien ou le service de chirurgie.

 

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Avantages, inconvénients et risques

Avantages : Amélioration de la vie quotidienne, la chirurgie de l'incontinence urinaire est une intervention fonctionnelle. L'incontinence urinaire d'effort impacte votre vie personnelle, mais en aucun cas elle n'entraine un risque médical ou vital, c'est pourquoi cette chirurgie n'est nullement obligatoire.

 

Inconvénients :
La reprise de miction est parfois difficile et peut nécessiter quelques jours supplémentaires de sondage.
Des difficultés importantes pour uriner peuvent survenir d'où la nécessité de recourir à des sondages répétés de la vessie ou à la mise en place d'un cathéter sus-pubien dans la vessie (cystocath).
A distance de l'intervention, il est fréquent de constater un ralentissement du jet urinaire pendant la miction.
Les douleurs sont très modérées en post-opératoire, voire inexistantes.
Lors de la technique du TOT, des douleurs peuvent survenir au niveau de la face interne des cuisses.
Si vous présentez des signes d'instabilité vésicale avant l'intervention (mictions fréquentes, urgences mictionnelles, incontinence urinaire d'urgence), ces symptômes peuvent fréquemment persister voire s'aggraver après l'intervention. Il est donc important de faire le diagnostic d'une instabilité vésicale avant l'intervention.

 

 Risques :

Plaie de la vessie: il peut arriver que le passage de la bandelette s'effectue dans la vessie, ce qui nécessite simplement un repositionnement par un nouveau passage. En cas de plaie de la vessie la sonde urinaire devra être conservée plus longtemps.
Exceptionnellement, une plaie de l'urètre peut survenir en peropératoire, ce qui pourrait entraîner l'ajournement de l'intervention.
Hémorragie et hématome: cette complication est très rare et nécessite exceptionnellement une réintervention pour évacuer l'hématome et/ou une transfusion sanguine.
Très exceptionnellement, comme pour toute intervention chirurgicale, des complications graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital peuvent survenir (plaie d'un gros vaisseaux, plaie intestinale, phlébite, embolie pulmonaire).
Une infection urinaire est possible après l'intervention, nécessitant la prescription d'antibiotiques.

Tout retard de cicatrisation au niveau du vagin est très rare. Quant à l'érosion tardive de l'urètre ou du vagin liée à la bandelette, elle paraît exceptionnelle.

Le résultat sur l'incontinence urinaire est habituellement très bon avec plus de 95 % de satisfaction mais ne peut, bien entendu, être garanti.

 

Fiche d'information CNGOF

   

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Auteur: Dr Gauthier D'HALLUIN
Mise en page: 20 Octobre, 2012
Mise à jour: 12 Janvier, 2014